Un fabuleux menteur PDF

Le voyage de Mandeville est une mise en scène destinée à rendre son récit plus vivant. Cette œuvre ne doit pas être confondue avec l’œuvre de Marco Polo, rédigée antérieurement, que l’on appelle couramment le Livre des Merveilles, et qui devrait plutôt s’intituler Devisement du monde selon la Bibliothèque nationale de France. L’expression Livre des merveilles reprend le titre d’un ouvrage de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny : Livre des merveilles de Dieu. Il discute en un fabuleux menteur PDF des possibilités théoriques de circumnavigation du monde.


Lily, seize ans, nous relate une réunion de famille vouée à la
mémoire de son grand-père Joschi, grand raconteur d’histoires
devant l’Eternel, menteur impénitent, séducteur aux
nombreuses épouses et aux nombreux enfants. A trop raconter
d’histoires, c’est bien à sa mémoire que Joschi a jeté un sort.
Plus exactement aux bribes de mémoire, si contradictoires,
que ses descendants aimeraient bien trier pour leur trouver une
cohérence et s’accorder enfin sur le récit de leurs origines.
Comédie humaine à l’échelle d’une famille, farce fort peu
innocente puisqu’elle s’organise autour du voyage à
Buchenwald de quelques Allemands un peu perdus à la
recherche d’une confirmation de leur judéité, Un fabuleux
menteur est un roman d’une légèreté perspicace, et d’une
gravité généreuse.

Mais c’est avant tout une véritable géographie médiévale qui se dessine à travers les lignes de Mandeville. L’ouvrage décrit des itinéraires dans lesquelles s’insèrent des histoires et légendes fabuleuses dans un récit mélangeant références bibliques et considérations religieuses. Il dépeint un Orient qui correspond à l’imaginaire mythique du lecteur occidental de cette époque tel les œuvres fantastiques ou de science-fictions actuelles. En mêlant réalité et imaginaire, Mandeville arrive par son récit, à rendre crédible le fantastique, le merveilleux et l’extraordinaire.

L’Éthiopie et l’Inde accompagnée d’une illustration, 1499. Longtemps, on a pensé qu’il avait été écrit en latin puis traduit en langues française et anglaise, avant d’être traduit dans presque toutes les langues de l’Occident. Certains indices laissent à penser que la version insulaire est la plus ancienne. 1356 à Liège, le texte serait passé en Angleterre aux environs de 1375. De même, sur le continent, il a été traduit en parler anglo-normand d’où serait née la version continentale.