Un journaliste juif à Paris sous l’Occupation : Journal 1940-1942 PDF

La bibliographie polonaise citée n’est pas exhaustive : se reporter à l’édition des œuvres complètes Korczak DZIELA. Henryk Goldszmit naît à Varsovie, la capitale de la Pologne, le 22 juillet, de Joseph Goldszmit et de Cecylia Gebicka, dans une un journaliste juif à Paris sous l’Occupation : Journal 1940-1942 PDF juive, aisée, laïque et assimilée de longue date.


Un document capital sur la condition des juifs de France à l’heure de l’arbitraire et des persécutions. Le témoignage, sensible et vivant, d’un Parisien anonyme, la peur chevillée au ventre, l’esprit libre malgré tout, avec l’écriture pour seule viatique. Doué d’un sens aigu de l’observation, Jacques Bielinki raconte les humiliations, les rafles, l’étoile jaune, l’obsession paralysante du ravitaillement, l’engrenage impitoyable de la désocialisation et de la solitude. Les notes brèves qu’il consigne méthodiquement engrangent une multitude d’observations et de détails sur le spectacle de la rue, la propagation incessante des fausses nouvelles, l’évolution des esprits et les réactions des Parisiens face aux mesures antisémites. Avec, au fil des mois et des lassitudes, en dépit de la volonté de se rassurer au moindre signe furtif de sympathie ou au moindre bruit encourageant, la montée irrépressible de l’angoisse et du désespoir. Arrêté par la police française dans la nuit du 11 au 12 février 1943 et interné à Drancy, Jacques Bielinki quitte la France le 23 mars 1943 pour le camp d’extermination de Sobibor. Il n’en reviendra pas.

Son père est un grand avocat. Surprotégé, il n’a pas le droit de descendre jouer dans la cour avec les enfants pauvres. Son père est interné à l’asile d’aliénés de Tworki. 12 ans, Henryk doit subvenir aux besoins de sa famille ruinée. Il devient précepteur et il découvre ainsi la pédagogie.

Il se réfugie dans l’imaginaire, écrit des poèmes, tient son journal. Confession d’un papillon, décrit sa vie d’adolescent confronté six ans durant à la folie de son père. Henryk écrit un roman nommé : Suicide et un article : « Le nœud gordien », dont la publication marque le début de sa carrière de journaliste engagé. Il commence des études de médecine. Il décrit la misère des enfants les plus pauvres et il leur consacre son premier livre : Les enfants de la rue. Il publiera au total 480 articles, essais et feuilletons entre 1998 et 1905. Il publie Les enfants de salon, dont le succès fait de lui un jeune écrivain célèbre.

Passionné et dévoué, il devient un médecin très recherché. Il participe à une première colonie de vacances pour s’initier au rôle d’éducateur. Il part ensuite en voyage d’études à Berlin, puis sur les traces de Pestalozzi en Suisse. L’école de la vie » fait événement et est publié dans deux revues.

Il s’agirait de sa première réelle contribution pédagogique. Elle partage avec lui son rêve de construire un lieu idéal pour les enfants pauvres. Il est jeté en prison par la répression tsariste contre l’intelligentsia polonaise. Des fonds ont été réunis et son établissement est mis en chantier.