Un tour au Salon, ou Revue critique des tableaux de 1817 PDF

1750 par un tour au Salon, ou Revue critique des tableaux de 1817 PDF écrits des archéologues et amateurs d’art dont Winckelmann et Caylus. Les principaux chefs de file de ce mouvement furent, successivement, Anton Raphaël Mengs entre 1760 et 1779 et Jacques-Louis David de 1784 à 1824.


Un tour au Salon, ou Revue critique des tableaux de 1817 , par Sans-gêne et Cadet-Buteux
Date de l’édition originale : 1817

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

L’apparition du néo-classicisme à la fin du siècle des Lumières est marqué par un recul de l’influence française en Europe à partir de la guerre de Sept Ans. Par contre l’essor de l’influence anglaise et particulièrement l’anglomanie favorise l’intérêt pour les cabinets de curiosité et les découvertes archéologiques. Parallèlement les fouilles effectuées à Pompéi et Herculanum ravivent l’intérêt pour l’Antiquité romaine. Dans la peinture néo-classique et plus spécifiquement dans le genre de la peinture d’histoire, le cadre se caractérise par une composition à la perspective frontale.

La facture des tableaux est lisse, ne laissant pas apparaître de trace de brosse, s’inspirant à la fois des fresques antiques de Pompei, et des peintures primitives de la Renaissance. Les règles de composition picturale sont renouvelées. Le baroque et le rococo se caractérisaient par des compositions basées sur la construction pyramidale, le néo-classicisme romps avec cette tradition, en proposant des constructions basées sur la frise à l’exemple des bas-reliefs de l’Antiquité. Basée sur le principe du rabattement des petits côtés du rectangle, la surface est délimitée par des lignes orthogonales. Les attitudes et les gestes des personnages s’appuient sur les diagonales, verticales et horizontales qui en résultent. La peinture d’histoire est le genre associé à la peinture néo-classique.

Les thèmes exaltant des valeurs d’héroïsme ou de vertus morales sont repris des récits antiques d’Homère ou de Plutarque. Le portrait néo-classique connait une évolution, à partir du début du mouvement, encore sous l’influence de l’esthétique du portrait baroque et rococo. Celui-ci se fait une spécialité des portraits de voyageurs anglais et russes qui font leur Grand Tour. Après la Révolution, l’antique influence la mode vestimentaire féminine.

Cette mode se traduit dans les portraits féminins néo-classiques, dont l’exemple le plus significatif est le portrait de Madame Récamier de David. Il s’agit pour les artistes, de revenir à des considérations morales et vertueuse, et à débarrasser le nu de sa nature libertine. La formation académique de David l’orientait naturellement vers la représentation du nu, mais ce n’était pas un thème de prédilection. Une des rares exception est sa Psyché abandonnée longtemps considérée comme perdue, et retrouvée dans les années 1990.