Zones humides du littoral français : Estuaires, deltas, marais et lagunes PDF

Côtes françaises sableuses, rocheuses et marais maritimes. Des écosystèmes et paysages très variés subsistent entre des zones croissantes d’urbanisation. Le Conservatoire du littoral est chargé de la protection d’une partie zones humides du littoral français : Estuaires, deltas, marais et lagunes PDF littoral français.


Les zones humides, espaces intermédiaires entre la terre ferme et l’eau, sont des terrains naturellement inondables parfois protégés par des ouvrages artificiels. Elles peuvent être situées dans le domaine des eaux douces, saumâtres ou salées. Ces milieux ont connu de longues périodes d’assèchement et de conquête avant que l’on découvre leur intérêt écologique, leur rôle dans l’amélioration de la qualité des eaux et leur valeur productive. Elles sont aujourd’hui l’objet de nombreuses mesures de protection qui tentent avec difficulté de les sauvegarder, d’entraver leur dégradation et même parfois de les restaurer. Les zones humides sont particulièrement développées dans les régions littorales où l’action constructrice de la mer et des fleuves étale des surfaces alluviales tout en édifiant des obstacles à l’écoulement. Elles y sont sensibles aux variations du niveau de la mer et leur écologie comme leur économie risquent d’être bouleversées par son élévation. Sur les côtes pourvues d’une forte marée, celle-ci détermine par son balancement des étendues spécifiques et originales, comme la baie du mont Saint-Michel. Cette catégorie est caractérisée par la salinité des eaux et la fréquence périodique des submersions. La marée met aussi en place les zones humides du fond des baies comme le marais Poitevin et des rives des estuaires comme celui de la Gironde. Sur les côtes où la marée est très faible ou nulle, des cordons littoraux presque continus tendent à enserrer des lagunes ne communiquant avec la mer que par des graus étroits. Ces lagunes sont frangées de marais littoraux comme ceux qui entourent les étangs de Vic ou de Mauguio. Lorsque des fleuves importants aboutissent à la mer, ils déterminent la formation de deltas comme celui du Rhône, terres d’élection de zones humides. L’ouvrage dresse le tableau des principales zones humides du littoral de la France depuis la Flandre jusqu’à la Corse. Il s’efforce aussi d’en préciser l’état écologique ainsi que les mesures prises pour les protéger. De nombreuses cartes et photographies donnent à voir les traits principaux de leur géographie en soulignant l’évolution de leurs usages et de leur perception au fil du temps.

L’urbanisation des côtes françaises se poursuit, malgré les efforts du conservatoire du littoral et la Loi littoral. Ce processus de littoralisation des populations et des activités n’est pas propre à la France. Tendances démographiques : Pour une zone littorale comprenant les communes littorales métropolitaines et de l’arrière-pays, la population résidente est en croissance continue, avec en 2003 5,8 millions de résidents permanents en France, soit une densité de population 2,5 fois plus élevée que la moyenne de la métropole. La part des villes de 50 000 à 100 000 hab. 7,5 fois plus importante que pour la France.

L’arrivée massive de nouveaux habitants dans les communes de 2 500 à 10 000 hab. 1990 à 1 999 a fortement accru la consommation d’espace et le mitage de l’espace littoral et de l’expansion des zones urbanisées. L’éclairage nocturne qui a accompagné l’urbanisation est un facteur important de pollution lumineuse, sur les littoraux qui étaient des corridors écologiques majeurs pour les oiseaux et certains poissons, renforcé par l’effet de réverbération sur l’eau, et de gaspillage d’énergie. L’agriculture domine sur les littoraux de la Somme, de l’Hérault et du Calvados à la Charente-Maritime, mais elle est elle-même devenue très artificialisante. Le nombre d’exploitations est en régulière diminution alors que l’âge des exploitants croît et que les jeunes peinent à s’installer en raison d’un prix du foncier qui leur est devenu inaccessible.

Remarque : La vente directe n’est pas plus importante sur le littoral que la moyenne nationale. 8 grands types d’habitats côtiers et 105 habitats élémentaires d’intérêt communautaire, très inégalement répartis sur les 26 façades littorales départementales de métropole. Languedoc, Nord, Somme, Seine-Maritime, Landes et Pyrénées-Atlantiques. Manche à la Vendée, et ceux de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse moins riche en habitats élémentaires, mais les plus riches en grands types d’habitats.